Navigation Path: Home > Press > Press releases > By date > 2005 > 9 février 2005
Le deuxième séminaire euro-méditerranéen, organisé conjointement par la Banque de France et la Banque centrale européenne (BCE) et réunissant les banques centrales de l’Eurosystème et des pays méditerranéens ne participant pas à la zone euro, s’est tenu ces 8 et 9 février 2005 à Cannes.
Les participants ont été accueillis par Jean-Claude Trichet, président de la BCE, et Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France. Ce séminaire a réuni les gouverneurs et des représentants de haut niveau de l’ensemble de l’Eurosystème, notamment M. Tommaso Padoa-Schioppa, membre du directoire de la BCE, ainsi que les gouverneurs des banques centrales d’Algérie, de Chypre, d’Égypte, d’Israël, de Jordanie, du Liban, de Libye, de Malte, du Maroc, de l’Autorité nationale palestinienne et de Tunisie. La Commission européenne et la Banque européenne d’investissement étaient également représentées lors de cette rencontre.
L’Eurosystème attache une grande importance aux contacts internationaux et aux échanges de vues avec les autres banques centrales dans le monde, et celles du bassin méditerranéen en particulier. Ce séminaire euro-méditerranéen est le deuxième au niveau des gouverneurs des banques centrales. Le premier, organisé à Naples en janvier 2004, avait inauguré un dialogue multilatéral entre les banques centrales de l’Eurosystème et celles des pays méditerranéens n’appartenant pas à la zone euro. Au cours de ce deuxième séminaire, un réel enthousiasme s’est manifesté pour inscrire cette réunion dans la continuité et en faire un forum permettant de mener un dialogue régulier et actif avec les banques centrales des pays méditerranéens.
Cette année, le séminaire s’est concentré sur les évolutions économiques et financières récentes dans les pays méditerranéens, les transferts d’argent par les travailleurs émigrés et l’indépendance des banques centrales.
Les participants ont souligné la vigueur des performances économiques dans le bassin méditerranéen en 2004, caractérisées par une forte croissance, une faible inflation et des progrès dans les réformes du secteur financier dans plusieurs pays. Les participants n’en ont pas moins reconnu que la région Méditerranée reste confrontée à des défis économiques, en particulier le niveau élevé de chômage et, dans certains cas, d’importants déficits publics. Dans ce contexte, un échange de vue a eu lieu sur la nécessité d’encourager davantage les réformes structurelles afin d’accroître le potentiel de croissance de la région.
Plusieurs participants ont souligné les effets bénéfiques sur les économies de la région Méditerranée des transferts d’argent par les travailleurs émigrés. Ils ont insisté sur le fait que le renforcement de l’efficacité du secteur bancaire et de la fiabilité des systèmes de paiement contribuerait également à rendre les transferts financiers plus efficaces et moins onéreux. Les participants ont également évoqué les efforts et les initiatives pour maximiser les effets bénéfiques de ces transferts pour l’investissement et la croissance.
Les participants ont également procédé à un échange de vues sur la question de l’indépendance des banques centrales, la contribution que celle-ci peut apporter à la stabilité économique et ses implications en termes de transparence et de responsabilité.
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